« Il y a quelque chose d’infiniment plus beau que de dépasser les hommes dans tous les domaines : c’est de créer des hommes, de les porter, de les nourrir, de les élever au sens profond du mot, et, après les avoir enfantés à la vie de la chair, de les enfanter à la vie de l’esprit », dit François Mauriac en pensant sûrement à sa mère.
En effet, devenu très tôt orphelin de père, François Mauriac a été élevé par une mère, profondément catholique qui portait ses croix les plus lourdes dans la solitude, sous le regard de Dieu. Il a grandi dans une chaude affection familiale qui rassemblait les cinq enfants autour de leur mère.
En lisant son œuvre, on peut se rendre compte que la mère y tient une place de premier ordre : elle est au cœur de son œuvre parce qu’elle a été au cœur de sa propre vie. Elle est là présente, elle s’intéresse à tout ce qui concerne ses enfants dans tous les domaines : matériel, physique, intellectuel, moral, religieux et social.
Je pense que ce livre, si modeste qu’il soit, pourra apporter quelque chose à tous ceux qui s’intéressent aux grands penseurs comme François Mauriac, et au rôle principal de la Mère dans l’éducation et dans la vie de ses enfants.
Sr Clément-Marie NOUJAIM, est religieuse dans la Congrégation des Sœurs Antonines Maronites Libanaises. Le Liban est le berceau de ses origines et de son inspiration. C’est dans ce beau pays de l’Orient qu’elle s’est consacrée à Dieu et à son service par l’éducation des jeunes dans les écoles des Sœurs Antonines et à l’Université Libanaise. En mission à Paris depuis 2001, elle est responsable du Foyer Maison de la Providence des Sœurs Antonines pour les jeunes filles universitaires. Son présent livre sur La Mère dans l’Oeuvre de Mauriac, sera suivi bientôt d’un autre sur l’Education de l’Enfant dans la société traditionnelle au Liban.
Avis des lecteurs :
Il est vrai que la vertu passe facilement du cœur des mères dans le cœur des enfants. Il est vrai aussi qu’un enfant qui a le bonheur d’avoir une bonne mère ne devrait ni la regarder ni penser à elle sans pleurer !